2023 – Illkirch-Graffenstaden – IUT Robert Schuman

IUT ROBERT SCHUMAN ILLKIRCH-GRAFFENSTADEN – 2023

CARACTÉRISTIQUES

Maîtrise d’ouvrage Région Grand-Est

Type Réhabilitation énergétique

Surface Informatique : 2 022 m² ; Chimie : 3 314 m²

Montant 3 954 329 € HT

Phase Études

Equipe RHB, ECHOES, ELITHIS, DB SILENCE, SIB

Missions  BASE + EXE + SYNT + VISA

Performance énergétique E3C1

Programme Travail de façade, nouvelle enveloppe pour chacun des bâtiments, isolation et étanchéification des toitures existantes

L’IUT Robert Schuman se situe à Illkirch-Graffenstaden. La rénovation énergétique du bâtiment de chimie et d’informatique s’établie en accord avec le contexte environnant, de sorte à opérer de manière délicate, harmonieuse tout en esquissant une étape nouvelle dans la mutation écologique du site de l’IUT. Nous avons travaillé à la cohérence d’ensemble de l’équipement. Pour cela nous avons décidé de mobiliser le même procédé constructif. Le soubassement continu en pierre massive permettra de souligner l’ancrage du bâtiment dans le sol et viendra créer des continuités de façades notamment entre le bâtiment d’enseignement de chimie, son hall et le bâtiment génie civil. Les deux bâtiments d’enseignements mobiliseront des matériaux isolants biosourcés en fibre de bois. Un travail les ouvertures viendra rythmer et animer les façades, grâce à une succession de bandeaux menuisés. Ce dernier viendra jouer un double rôle, en assurant la continuité thermique de la façade existante en isolant ses meneaux tout en préservant le rythme rigoureux des bâtiments originels.

2024 – Strasbourg – 25 logements sociaux et intermédiaires

25 LOGEMENTS SOCIAUX ET INTERMÉDIAIRES STRASBOURG – 2024

CARACTÉRISTIQUES

Phase Concours

MOA Ophéa

Equipe de MOE RHB, KUBLER, C2BI, DB SILENCE, ELITHIS, ESW, SIB

Programme 25 logements : 12 T2, 6 T3, 3 T4 (dont 1 duplex), 4 T5 (dont 3 duplex)

Surface 1599 m² + 607 m² surfaces extérieures

Budget 3 229 153 € HT

Le premier bâtiment, en front Est de la parcelle, le long de l’Avenue de Colmar, se déploie verticalement jusqu’en R+5 avec un attique. En cœur d’ilot le deuxième volume s’implante horizontalement sur deux niveaux en respectant les gabarits imposés par le PLU. Le projet propose une volumétrie rationnelle qui se saisit de la topographie de la parcelle pour créer du contraste et un jeu de niveaux. En effet, on remarque une déclivité de plus de 2m entre la rue et la partie arrière du site. À l’avant de la parcelle, le bâtiment semble émerger d’un socle minérale en béton qui s’aligne sur la limite Sud de la parcelle. Il se développe ensuite sur 5 niveaux en bardage bois vertical pour finir par un attique. En cœur d’ilot, le volume accueillant les logements intermédiaires s’aligne à la limite Nord et Ouest de la parcelle. Cette implantation sur la parcelle permet de libérer de l’espace au sud pour offrir des aménagements extérieurs en pleine terre pour les logements.

2023 – Besançon – École élémentaire Fourier

CONSTRUCTION DU RESTAURATION SCOLAIRE FOURIER BESANCON – 2023

CARACTÉRISTIQUES

Maîtrise d’ouvrage Ville de Besançon
Type Extension et réhabilitation
Surface 963 m² + 673 m² d’aménagements extérieurs
Montant  2 822 960 € HT
Phase Chantier
Equipe RHB, CAPEM, SOLARES BAUEN, DB SILENCE, ESSE, E3, AGORIA
Missions BASE + DIAG + EXE + SIGN
Performance énergétique RT2012 + Cep -20%
Programme | Restaurant | Restaurants élémentaires et maternelles, office de réchauffage, espaces personnel ; École | Ascenseurs, rampe PMR, sanitaires, local vélo

Le restaurant scolaire Fourier à Besançon augmente la capacité d’accueil du site à 460 repas élémentaires et maternelles par jour. Un bâtiment neuf au volume rectangulaire simple, prend place en bordure de site. Son plan rationnel et optimisé propose un espace agréable pour l’ensemble des utilisateurs.

La structure, en bois, béton, ou mixte, utilise au mieux les qualités des deux matériaux. La peau extérieure affiche quant à elle un aspect uniforme : un bardage bois tramé et percé de baies généreuses qui garantissent qualité lumineuse, confort thermique et ventilation naturelle optimisée, grâce à une ouverture centrale généreuse en haut-jour.

L’ensemble du site est également mis en accessibilité et en sécurité par l’installation d’une rampe, d’un ascenseur et d’autres opérations diverses. Toutes sont optimisées pour garantir impact et coût minimaux.

2024 – Rixheim – Accueil Périscolaire

ACCEUIL PÉRISCOLAIRE RIXHEIM – 2024

CARACTÉRISTIQUES

Phase Concours

MOA Mulhouse Alsace Agglomération

Equipe de MOE RHB, CHEMINS INDIENS, C2BI, SERAT, SIB ETUDES, SEDIME, R2FC, M2I

Programme Hall d’accueil, espace de restauration maternel et élémentaire, salles d’activités, locaux techniques, locaux personnels, office Cour végétalisé pour chacune des sections, aménagement d’un parvis d’entrée

Surface 1209m² + 1264m² (surfaces extérieures)

Budget 2 501 574 € HT

Le périscolaire de Rixheim se trouve  à grande proximité des établissements scolaires. Par ses formes contemporaines, le volume propose une réinterprétation des vêtures de bois traditionnel au profit d’une écriture architecturale renouvelée, appréciable tant par les habitants que par les futurs usagers du périscolaire. Les accès sont clairement identifiables et identifiés, de sorte à assurer la sécurité des élèves et ne pas créer de conflits d’usages. Le glissement des deux volumes permet d’affirmer l’entrée du lieu, convergeant les flux vers l’intérieur du projet. Le hall, véritable noyau distributif, est un espace de rencontre partagé, rendant identifiable chacun des espaces du projet et permet de les apprécier. Au bout de ce hall, traversant, le paysage végétal en arrière-plan se dévoile, conduisant petits et grands à leurs espaces de préaux et de cours respectifs. C’est également depuis ce hall qu’il est possible de deviner, à travers ce percement central, la présence du périscolaire élémentaire à l’étage, accessible depuis l’escalier principal.

2023 – Recherche – Architecture et systèmes constructifs face aux enjeux environnementaux de demain

ARCHITECTURE ET SYSTÈMES CONSTRUCTIFS FACE AUX ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX DE DEMAIN – 2023

Le dérèglement du climat, actuel et à venir, occupe aujourd’hui une place importante dans la société. La responsabilité avérée des activités anthropiques et la situation d’urgence climatique amène à un besoin de changement global. Les habitudes, exigences et objectifs de chacune de nos activités doivent changer, à la fois sur les plans professionnels et personnels. Le secteur de la construction comporte de multiples acteurs. Chacun dispose de leviers d’optimisations et de domaines d’expertises, ce qui donne à l’ensemble un fort potentiel d’amélioration du domaine. Cette transition questionne et anime depuis longtemps les échanges au sein de notre agence. L’accueil d’un projet de fin d’études d’ingénierie au sein de l’agence rhb architectes a été l’occasion de travailler sur ce sujet. Ce PFE a été développé par Colin Perrier, aujourd’hui diplômé architecte et ingénieur en génie thermique, énergétique et environnemental de l’INSA. A la suite d’un inventaire des solutions possibles, quatre variantes d’un projet de l’agence ont été conçues, modélisées et simulées pour extraire différentes données, inspirées des critères d’évaluation de la RE2020 : impact environnemental, déperditions thermiques, confort d’été et coût de construction.

Ces variantes sont conçues pour représenter quatre paradigmes de conception d’un même objet architectural. Les variantes évoluent ainsi, de la variante « économique » en remplaçant progressivement les matériaux structurels, d’enveloppe et de revêtements intérieurs par des matériaux biosourcés et/ou locaux. Ces variantes sont évaluées sous performance thermique passive équivalente, pour comparer ce qui est comparable et augmenter l’impact des matériaux isolants.

L’impact carbone est étudié à l’aide d’une Analyse de Cycle de Vie suivant les conditions normatives françaises actuelles. L’impact est calculé de manière totale, puis décomposé par élément pour étudier en profondeur les variation d’impact. La partie grisée représente l’impact des lots variants, celle en blanc une estimation de l’impact du reste du bâtiment. La réduction de l’impact est attendue sur le plan qualitatif mais intéressante sur le quantitatif, en démontrant une importante diminution d’impact entre les deux variantes en structure béton exclusif. L’analyse par éléments illustre l’impact important des matériaux minéraux, ainsi que l’impact de la complexification des éléments de façade et de revêtement pour les dernières variantes.

CONFORT D’ÉTÉ

L’analyse du confort d’été se fait par l’étude de l’évolution des températures intérieures d’un local sur l’année pour trois variantes. Les modèles sont testés sous climat actuel et sous climat futur (représenté par les données de la canicule 2003). Les performances thermiques et protections solaires étant déjà très hautes, les apports de chaleur des occupants deviennent alors les sources de chaleur les plus difficiles à évacuer. Une importante masse inertielle, dans la structure notamment, est une solution efficace pour palier ce problème. Sa diminution dans les variantes possédant une structure bois, plus légère et moins massive, les rend alors beaucoup plus sensibles dans la période estivale.

CORRÉLATION COÛT / CARBONE / BIOSOURCÉ

A première observation, on observe plusieurs phénomènes révélateurs.

Le premier est un certain alignement des données Coût et Impact carbone. Cette relation de proportionnalité annonce un lien fort entre ces deux enjeux majeurs de la construction contemporaine. Ce lien nous permet de dresser la tendance de proportionnalité suivante : -1 kgeq CO2 = + 5,5 €.

Le second phénomène est l’évolution des données selon une courbe de tendance convexe. Cette évolution met en lumière le fait que les premiers efforts sont efficients, et encouragent donc à engager les recherches de diminution d’impact sur tous les projets plutôt que de concentrer les efforts sur certains prototypes.

Enfin, la réduction de la masse et l’augmentation de la part de matériaux biosourcés aident à réduire l’impact carbone d’un bâtiment, bien que ces derniers souffrent aujourd’hui de leur coût plus important

 

CORRÉLATION MASSE CONSTRUITE – SURCHAUFFE ESTIVALE

Mettant en relation masse construite et surchauffe estivale sous les deux climats. Les deux variantes les plus légères se révèlent alors plus sensibles à la surchauffe à cause de la réduction drastique de leur masse construite, notamment dans la structure. Cette augmentation met en lumière la vulnérabilité grandissante des structure légères avec un réchauffement climatique global, augmentant ainsi le besoin de vigilance sur cette question pour les constructions, rénovations et réhabilitations à venir.

Cette étude nous permet de tirer plusieurs enseignements. Pour commencer, il est préférable de construire un bâtiment à l’enveloppe performante et résistante, notamment au regard de plusieurs études portant sur l’appauvrissement des ressources, la responsabilité du carbone dans le dérèglement climatique et les risques accru des phénomènes climatiques extrêmes. Aussi, elle démontre que construire plus performant coûte plus cher et émet plus de carbone à la production. Or le choix de construire plus performant permet de réduire au long terme les coûts d’exploitation et les dépenses énergétiques du bâtiment. C’est précisément là que se joue la recherche d’équilibre. En ce sens, l’étude montre qu’il est possible de réduire l’empreinte carbone tout en réalisant des économies sur le coût de l’énergie. Notons que l’appauvrissement des ressources rendent instables l’économie et les prix des énergies fossiles.

Dans les années à venir, la question de la surchauffe sera centrale dans la conception des bâtiments. Pour éviter cela, une connaissance accrue de l’occupation d’un projet futur est nécessaire pour une optimisation du confort d’été de ce dernier. Dans le cas général, les systèmes passifs de climatisation (puits canadien) ou de protections (débords de toiture) représentent d’excellentes solutions peu consommatrices de matière et d’énergie pour amortir efficacement le risque de surchauffe. En cas de fortes affluences en période estivale, et considérant l’évolution du climat, la présence d’une masse construite suffisante et d’un dispositif de surventilation nocturne efficace aide à diminuer ces surchauffes.

Sur le plan général, les performances médianes du système constructif 3 – MIXTE BOIS BÉTON ont permis de mettre en lumière les qualités de l’hybridation. La solution à ces contraintes multiples ne repose pas sur un seul matériau mais sur une architecture du bon sens, non dogmatique. Appliquer pour chaque élément le matériau optimal sur les différents plans présentés dans cette étude permettrait d’améliorer l’ensemble des qualités d’un projet, en termes d’ambiance, de coût, de performance et d’impact environnemental.

ALLER PLUS LOIN DANS LA TRANSITION

Au-delà du cadre de l’étude, il devient important de modifier la démarche d’appréhension et de développement de projets architecturaux. Passées à travers le spectre de l’impact environnemental, plusieurs stratégies particulièrement bénéfiques se dégagent.

Construire moins carboné passe en premier lieu par construire moins. Donner une priorité importante à la réhabilitation doit être le premier réflexe. Cet aspect prend davantage de sens avec le vieillissement du parc bâti des cinquante dernières années à dominante de béton, matériau durable et difficilement recyclable. Optimiser les surfaces et les volumes construits peut permettre de réduire l’impact environnemental. Garantir une occupation maximale des locaux en favorisant la mutualisation de programmes permet d’utiliser un bâtiment à son plus haut potentiel.

La recherche du recours au réemploi doit être systématique. Le geste doit aller dans les deux sens : détecter et valoriser des gisements de réemploi en fin de vie, rechercher des éléments réemployés à installer dans un projet en construction.

Pour finir, dans le cas d’une construction neuve, il est impératif d’intégrer la pensée de la durabilité et de l’évolutivité d’un projet. Une recherche de pérennité des matériaux permettra de limiter les rénovations nécessaires et de prolonger la durée de vie du bâtiment. Une conception réduisant les contraintes d’agencement intérieur permettra d’aider l’évolution vers ses usages futurs, et contribuera également au prolongement de sa durée de vie.